lundi 29 octobre 2007
Arrivée à katmandou
Après une nuit de transit à Bahreïn dans les Emirats arabes en guise de premier dépaysement ( chaleur écrasante, mosquées côtoyant les buildings futuristes, dégustation de fantastiques mezzés, hommes tout de blanc vêtus et coiffés de leur turban à carreaux rouges), sommes enfin arrivés à Katmandou ( 1350 m d’altitude ) où la chaleur est de loin bien plus supportable avec 19°C en début de soirée.
A peine quitté l’enceinte de l’aéroport, nous sommes dans le vif du sujet : des petites routes en piteux état et à peine éclairées. Il fait nuit, et nous avons l’impression d’avoir atterri dans un gros village. Notre taxi fonce à toute allure dans des ruelles à peine plus larges que la voiture faisant abstraction de tout ce qui bouge devant lui. Arrivons à bon port dans notre superbe guest house située un peu à l’écart de l’agitation de Thamel. Commençons notre cure de momos (raviolis vapeur) et de dal bath (riz,lentilles et légumes) accompagnés de la bière locale « Everest ». Quel réconfort.
mardi 30 octobre 2007
katmandou
Carte de la ville en main, nous quittons joyeusement la guest house pour le début de la visite du centre de Katmandou. Au bout de 10 mn, déjà perdus dans le dédale de ruelles… Un vrai labyrinthe ! Nous sommes complètement à l’opposé de notre direction. Ca promet pour la suite… Traverser une rue aussi petite soit-elle s’avère être un exercice des plus périlleux, dans ce flot continuel de voitures. Nous avons trouvé la combine : il faut se servir des locaux en guise de bouclier… Le regard est aussi très sollicité. Un coup en haut pour admirer les splendides maisons newars en briquettes rouges, aux balcons et fenêtres finement sculptés. Un coup en bas si on ne veut pas se rétamer la figure dans un trou ou butter contre les multiples obstacles. Il faut dire que les petites ruelles ne sont en général pas goudronnées et franchement en très piteux état. Il ne faut pas avoir peur de s’engouffrer sous de petits porches débouchant sur des cours intérieures où la vie s’organise autour de magnifiques temples. Les gens y font sécher le grain, on y trouve même parfois une étable ( !?) et certaines sont envahies de pigeons.
Si les temples sont omniprésents à chaque coin de rue, le summum est atteint en débouchant sur Durbar Square où se dresse une multitude d’édifices tous plus beaux les uns que les autres (XIVe-XVIIIe S.) : temples, pagodes à plusieurs étages, poutres sculptées, statues… Une ambiance extraordinaire avec sa vie grouillante. Là aussi il faut avoir les yeux partout surtout sur les saddhus qui cherchent coûte que coûte à vous coller un tika sur le front (moyennant finances, bien sûr…). Fort heureusement ils sont facilement repérables dans leurs tenues pétantes, mais sûrement pas suffisamment flashies car Seb s’est retrouvé avec une grosse bouse rouge en plein milieu du front qu’il n’aurait jamais du essuyer de la main, car là, on peut vous dire qu’on se serait carrément cru au carnaval de Rio !
Nous continuons la visite plus au sud jusqu’à la rivière Bagmati avec ses ghats et ses cadavres d’animaux flottant sur l’eau. Après avoir gravi les 260 marches de la tour de Bhimsen (1825), afin d’admirer la ville au coucher de soleil, nous retournons à notre guest house par des ruelles étroites noires de monde et paralysées par le trafic. Le jeu consiste à éviter les roues des motos et des voitures si l’on veut ramener nos dix orteils à bon port. Un véritable parcours du combattant dans cette folie où même le piéton se retrouve pris au piège de ce capharnaüm.
Mine de rien, durant cette journée, nous n’aurons pas senti nos 13 KM de trek urbain, tant il y avait de merveilles et de curiosités qui s’offraient à nous tout au long de notre parcours. Nous sommes d’ores et déjà tombés sous le charme de cette ville et de ses habitants d’une extrême gentillesse.
mercredi 31 octobre 2007
PASHUPATINATH
Débutons la journée par la visite du site de Pashupatinath (à 5 KM à l'est de Katmandou), haut lieu de pèlerinage hindouiste (l’équivalent de Varanasi en Inde). A peine descendus de notre taxi, nous nous dirigeons vers la rivière sacrée Bagmati, et là, surprise, nous sommes dans le vif du sujet. Le petit déjeuner à peine digéré, nous nous enfonçons dans l’épaisse fumée lourde et grasse des bûchers de crémation au bord des ghats où plusieurs corps se consument lentement, dégageant une forte et écœurante odeur de viande grillée. Estomacs sensibles s’abstenir… certaines parties des corps étant encore visibles, tels les pieds qui dépassent du bûcher.
Les temples (XVIIe S.) sont bâtis de part et d’autre de la rivière et reliés par deux petits ponts offrant une vue imprenable sur les ghats. On y croise de nombreux saddhus (ascètes ayant renoncé à tout vie matérielle), tous plus excentriques les uns que les autres : visages peinturlurés, tignasses impressionnantes, tenues vestimentaires éclatantes quand ils ne sont pas quasiment nus avec le corps peint et cendré. Nous passons sur l’autre rive, et …stupeur ! Descendant du temple principal, un homme portant un corps dans ses bras, le dépose au bord de la rivière afin de le purifier et de le préparer pour la crémation, et ce dans l’indifférence quasi générale de tous les autres pèlerins. Vraiment déroutant.
Nous jouissons d’une vue plongeante sur l’ensemble du site du haut de la colline où pullulent des singes plutôt agressifs. Il règne ici une grande sérénité , un lieu exceptionnel, envoûtant et magique.
bodhnath
Après une demi heure de marche au son de la musique indienne crachée par de petites échoppes en tout genre qui jalonnent notre chemin, nous atteignons la ville de Bodhnath avec son monumental Stupa blanc ( V ème S. av. J.-C ) entouré de petits monastères et d’innombrables drapeaux de prières. C’est un haut lieu du bouddhisme tibétain, la ville accueillant de nombreux exilés. Un véritable bijou nous rappelant quelque part notre périple au Tibet.
swayambunath
A peine sauté dans le taxi, qu’on s’emplafonne une moto… plus de peur que de mal, juste une aile pratiquement arrachée et un flot d’insultes à la clé. Après une bonne demi-heure de conduite démentielle, nous arrivons au pied de la colline de Swayambunath ( à 2 Km à l’ouest de Katmandou ). Il ne nous reste plus qu’à gravir le monumental et très raide escalier jusqu’au sommet pour enfin atteindre le temple bouddhiste. Vue splendide sur toute la ville de Katmandou et de ses environs.
Encore un très beau Stupa (2500 ans) entouré de moulins à prières et de nombreux petits édifices (Chaityas), où là encore, des bandes de singes sautent dans tous les sens et pillent les offrandes déposées par les pèlerins. Un site splendide, la séance de « steps » valait vraiment le coup !
Une journée riche en émotions, à la découverte de la diversité religieuse du Népal.
jeudi 1 novembre 2007
katmandou - pokhara
Prenons le bus aux aurores pour Pokhara ( à 200 KM de Katmandou ). C'est un bordel monstre pour quitter Katmandou ! Au sortir de la capitale, les grands axes principaux sont l’équivalent d’une petite départementale chez nous avec une file dans chaque sens, qui se transforme vite en 4 voies et vire très vite au sens unique. L’anarchie la plus totale à tel point que nous sommes restés face à face avec un autre bus pendant plus de 10 mn. Le délire ! Une infrastructure routière de village pour une ville comptant plus d'un million d'habitants !
Ca y est, nous voici enfin sur la Prithvi Highway (un bien grand mot) traversant de splendides paysages, vallées encaissées, rizières en terrasses, gorges rocheuses et torrents bouillonnants enjambés par de précaires ponts suspendus. Un vrai régal pour les yeux.
Après 7 H de route, arrivons à Pokhara ( 900 m d’altitude ) au pied de la chaîne des Annapurnas qui aujourd’hui ne sont pas visibles. Vivement demain !
vendredi 2 novembre 2007
pokhara - trek sarangkot / naudanda
Réveil à 5 H du mat’. Notre but : découvrir les sommets de la chaîne des Annapurnas au lever du soleil, du minuscule village de Sarangkot à 1600 m d’altitude. Nous partons la bouche en cœur en taxi, mais à peine commencé la grimpette notre enthousiasme va en prendre un coup. Des petites secousses dans le véhicule et puis plus rien, le coup de la panne. « Bad mixing petrol, too much kerozen ! », nous dit le gentil petit moustachu qui nous conduisait. Nous voilà plantés là, le jour se lève déjà, trop vite… ! Une demi-heure plus tard, nous sautons dans un autre taxi jusqu’au village. De là, 40 mn de grimpette superbe, hormis pour les cuisses et le souffle. Mais hélas, et on ne se fait pas trop d’illusions, il y a bien trop de nuages ce matin. Effectivement la vue est complètement bouchée au sommet.
Notre effort n’aura pas été vain car c’est ici le point de départ de la randonnée pour Naudanda. Fantastique balade de 3 H sur un chemin dominant Pokhara et le lac Phewa. Traversée de petits hameaux en compagnie d’écoliers. Rencontre insolite lorsque nous croisons un paysan qui nous propose le plus naturellement du monde de profiter de sa marijuana, ou lorsque nous nous faisons racketter, non pas par les maoïstes, mais par une bande de gamins qui vont former un cordon, nous barrant complètement le passage. Ils vont même nous pousser la chansonnette, et ce n’est que lorsque nous leur aurons lâché quelques roupies, que la route sera enfin libre. Les « dons » sont sensés être destinés à la construction d’un terrain de foot… vraiment mignon.
Scènes pittoresques de la vie rurale, buffles labourant les rizières en terrasses, maisons rustiques très colorées où sèchent piments, graines de moutarde… Citronniers aux fruits géants, bananiers… 12 KM de parcours enchanteur. Le soir, dans notre chambre d'hôtel, après avoir tout bonnement flingué une superbe lampe murale en chassant les insectes, nous nous endormons comme des masses.
samedi 3 novembre 2007
pokhara - trek de la pagode de la paix
5H30 du mat’, la journée commence super bien : déjà les 6 pics enneigés de la chaîne des Annapurnas se dessinent dans la pénombre, et notamment le Machhapuchhare (6997 m) en forme de pyramide parfaite, ainsi que l’imposant Annapurna I (8091 m). Mais alors quand arrive le soleil, le spectacle est total. Grandiose ! Dommage que nous ne puissions profiter de la beauté de ce paysage durant la journée car les nuages, au bout d’une heure, ont tôt fait d’envelopper à nouveau les montagnes.
Après une petite visite du vieux Pokhara (ou du moins ce qu’il en reste), direction le lac Phewal où nous montons dans une petite barque pour rejoindre l’autre rive, d’où part le sentier menant à la Pagode de la Paix à 1490 m. 1H30 de montée, des marches à n’en plus finir, mais quel ravissement : des vues panoramiques plongeant sur le lac et les rizières, avec les montagnes se reflétant dans l’eau. Quelle beauté ! En sueur et complètement vannés, nous atteignons enfin la pagode.
Au sommet, petite pause rafraîchissante bien méritée sur la terrasse d’une minuscule gargote avec vue imprenable à 360 °. Exceptionnel . Le temps est magnifique. Deux petits népalais vont carrément s’asseoir à notre table pour feuilleter nos guides à la recherche de photos, et c’est à leur demande que nous les commentons avec plaisir. Ils étaient super contents. Les bouquins un peu moins vu la délicatesse avec laquelle ils tournaient les pages…
Le retour par l’autre versant, vers Pokhara s’avèrera bien moins fatigant mais la descente du sentier et des marches bien plus périlleuse. Nous terminons notre périple par la visite de Davis Fall, l’endroit n’a rien d’extraordinaire mais le déplacement vaut pour l’ambiance qui y règne. Les népalais en très grand nombre sont tous surexcités, se prenant sans cesse en photo devant la chute au point de ne plus voir la cascade tellement ils sont nombreux à prendre la pose. Vraiment folklo. Mais quelle journée !
dimanche 4 novembre 2007
pokhara - chitwan
Quittons les Annapurnas pour la jungle du Teraï à 5H de bus. A peine franchi les barrières du parc national de Chitwan, nous traversons en pirogue la rivière Narayani dont le courant est très très fort. De l’autre côté, une jeep nous attend pour nous conduire au lodge. Mieux vaut loger directement dans l’un des 6 lodges du parc, plutôt que de séjourner à Sauhara (en dehors), où sont concentrés la quasi totalité des hôtels. On séjourne ainsi au cœur même de la jungle dans un cadre privilégié. Les tarifs sont forcement bien plus élevés mais absolument justifiés. Ce sera notre petite folie du voyage.
Après quelques kilomètres de piste défoncée, nous arrivons au « Temple Tiger Lodge ». Un endroit fabuleux, sans poussière, sans odeurs de pots d’échappement…fini le vacarme hormis le chant des oiseaux, le bruit des insectes, les barrissements des éléphants, les rhinocéros qui barètent… un véritable havre de paix. Et pour plonger au cœur de l’action, nous grimpons à dos d’éléphant pour une promenade splendide au cœur de la jungle. Nous croisons une femelle rhinocéros (unicorne à carapace) et son petit, fantastique ! La tombée du jour et avec elle la montée en puissance du bruit des insectes, contribuent à créer une atmosphère et une ambiance exceptionnelle. Notre séjour débute à merveille.
lundi 5 novembre 2007
chitwan
Lever matinal pour une longue balade à dos d’éléphant qui débute dans la brume, la condensation dans la jungle est telle que l’on croirait qu’il pleut. A certains endroits, l’éléphant aux ordres de son cornac, trace sa propre piste, cassant les branches au passage en s’aidant de sa trompe et de ses pattes. Un véritable bulldozer ! Au sortir de la forêt nous traversons de hautes herbes qui dépassent nos têtes, très impressionnant mais pas très rassurant car les tigres ont l’habitude de s’y cacher.
Justement, le précédent naturaliste qui s’occupait du camp s’est fait décapiter par l’un d’eux très tôt un matin près de l’étable aux éléphants. Les gardes aidés de l’armée n’ont retrouvé le corps que 2 jours après, le tigre ayant traîné le corps loin du camp et pris soin de recouvrir celui-ci de feuilles et de branchages. On comprend maintenant pourquoi le nouveau naturaliste nous a briefé sur la manière de réagir face à une éventuelle rencontre avec un rhino, un ours voire un tigre.
Après la balade du matin et la visite de l’étable des éléphants, une partie de l’après-midi sera consacrée à la découverte de la faune et de la flore en compagnie d’un guide (bien évidemment…). Nous apprenons des choses très intéressantes, passons silencieusement devant des tanières où fort heureusement les ours ne semblent pas présents. Le garde nous fait ensuite remarquer des traces de griffes de tigres récentes sur l’écorce d’un arbre et quelques mètres plus loin des empreintes toutes fraîches dans le sable au bord d’un cours d’eau. Le plus inquiétant dans l’histoire, ce sont les cris des Langurs (singes à longues queues) au dessus de nos têtes qui vont amener notre guide à nous faire accélérer le pas, car selon lui, c’est un signe d’alerte signifiant l’approche imminente d’un tigre ! Bonne décharge d’adrénaline collective surtout en voyant la tête que tire notre accompagnateur… Nous réalisons subitement que la balade n’a rien de folklorique et regagnons le camp au plus vite. D'autant qu'il va falloir inspecter rapidement nos vêtements et nos chaussures car nos "amies" les sangsues se sont invitées à la promenade ! Effectivement nous y avons eu droit... Ce jour-là, nous n’aurons certes pas vu de tigre (malchance ou chance ?) mais lui nous a sûrement vu….(dixit notre guide).
mardi 6 novembre 2007
chitwan - katmandou - nagarkot
Journée fatigante de transport où nous enchaînons jeep, pirogue, voiture, bus, taxi pour atteindre Nagarkot de nuit à 2200 m d’altitude. Voyager en bus sur les routes de montagne relève parfois du suicide : dépassements kamikazes sans visibilité dans les virages, débordements hasardeux au bord des précipices, coups de freins bienfaiteurs pour éviter de prendre un véhicule en sandwich… Mieux vaut donc essayer de dormir pour éviter un maximum de stress. Mais le plus épouvantable dans l’histoire a été la traversée de Katmandou : 3 H au milieu d’une circulation démentielle à respirer la fumée noire que crachent les innombrables camions et bus déglingués, avec au bout du compte une migraine et la gorge complètement irritée. Il n'y a pas que le trafic a avoir frisé l'asphyxie.
Inutile de vous dire l’immense soulagement lorsque nous avons atteint notre but au sommet de la montagne avec son air vivifiant et son calme absolu. Cet éprouvant périple d’une journée nous aura mené de la chaleur moite de la jungle à la fraîcheur du plus haut sommet de la vallée de Katmandou.
mercredi 7 novembre 2007
nagarkot
6 H. Nous espérions, de notre chambre (avec une vue a 360 ° !), apercevoir la chaîne de l’Himalaya (le but de notre montée à Nagarkot), mais l’épais brouillard en aura décidé autrement… Néanmoins cette halte nous aura permis de rencontrer Kyaron, 18 ans (le fils du patron de la guest house), passionné par la langue et la culture française. Il s’est fait une joie de pratiquer notre langue et comme il le souhaite ardemment, nous nous ferons également une joie de correspondre par mail (en français) à notre retour. En seulement 4 mois d’apprentissage à l’Alliance Française de Katmandou, son niveau est déjà excellent. Des rencontres comme on les aime
Bhaktapur
9 H, arrivée à Bhaktapur. La liste des superlatifs serait trop longue pour décrire cette petite cité médiévale où le charme opère à chaque instant. Une vraie merveille, un endroit magique. A noter tout de même le splendide marché aux agrumes (dont c’est la pleine saison). Certains citrons et autres pamplemousses géants étaient dignes d’entrer dans le livre des records, vraiment monstrueux !
jeudi 8 novembre 2007
BHAKTAPUR - dhulikhel - trek du namo bouddha
Nous sommes en plein Deepavali : le nouvel an newar qui se déroule sur 5 jours. Hier, les népalais priaient pour les corbeaux, aujourd’hui les prières vont aux chiens. Les toutous sont joliment parés de colliers d’œillets d’inde et flanqués de tikkas (marque rouge qu’ont les hindous sur le front) sur la tête et sur les quatre pattes. Vraiment fendard. De plus, ils s’en foutent plein la panse car tout le monde les nourri. Qu’ils en profitent car demain ils fouillerons les tas d’ordures.
Nous arrivons donc très tôt à Dhulikhel à environ 1600 m d’altitude. Nous entamons notre trek non loin de là, à Panauti, charmante petite bourgade dotée d’un superbe temple hindouiste au bord d’une petite rivière, où ont lieu les crémations. C’est un Pashupatinath miniature. Traversons la campagne très colorée et très fertile recouverte de cultures en terrasses où poussent du colza, des pommes de terre…et bien sûr du riz. Seb aura même prêté main forte aux paysans pour la récolte en jouant à merveille de la serpe dans l’hilarité générale ! Nombreuses plantations d’agrumes de toutes sortes. Tableaux pittoresques de la vie au quotidien. Le point d’orgue du trek étant le Namo Bouddha (petit stupa), il va nous falloir gravir 500 m de dénivelé pratiquement en ligne droite sur un étroit sentier hyper raide. Après l’effort, le réconfort car la vue du haut du monastère est absolument imprenable sur 360 °. Géant ! Nos 20 KM de trek jusqu’à Dhulikhel s’achèveront par une énième et ultime montée très raide nous semblant interminable.
Si après cela, nous n’avons pas mérité une superbe vue de l’Himalaya (côté Everest cette fois-ci) demain au lever du soleil…
vendredi 9 novembre 2007
Dhulikhel - katmandou
Et bien c’est une fois de plus raté ! La vue est dégagée mais pas suffisamment pour apercevoir les sommets. Bon, nous aurons tout de même vu la chaîne des Annapurnas à Pokhara.
kirtipur
Poursuivons la visite de la vallée de Katmandou vers le sud en commençant par le typique village newar de Kirtipur (à 6 KM de la capitale)
patan
Puis poursuivons par Patan (au sud de Katmandou) avec son fameux Durbar Square et son extraordinaire Temple d’Or (XIIe S.). Hélas, un méga orage éclate et nous bloque une heure sous un porche.
deepavali : la fête des lumières
Aujourd’hui c’est le 3eme jour du Deepavali, et ce sont les vaches qui sont à l’honneur avec colliers de fleurs et tikkas sur tout le corps. Nous avons même vu un spécimen style « vache Milka » mais en noir et rouge !
De retour à Katmandou, il règne une grande effervescence. Les gens qui ont passé leur journée à décorer leur maison ou leur magasin avec des guirlandes de fleurs voire même électriques pour les plus riches, semblent surexcités.
Fanfares, pétarades : les pauvres chiens, c’était leur jour avant hier, aujourd’hui ils ne sont pas de la fête, ils sont terrorisés par le bruit ! Par petits groupes, les enfants munis de petits instruments de musique font du porte à porte chez les commerçants et après leur avoir poussé la chansonnette, récoltent ce que leurs auditeurs veulent bien leur donner.
Le plus curieux, c’est le chemin que tracent les habitants à l’aide de peinture, de poudres multicolores et de fleurs. Ils commencent par un joli motif dessiné sur la rue qui s’étend jusqu’au pas de la porte, allant même traverser des couloirs et les enceintes de magasins.
Lorsque la nuit commence à tomber, tous les chemins sont illuminés par d’innombrables bougies, tout comme les fenêtres , les balcons, les murs : une vraie féerie dans toute la ville ! Mais aussi une gigantesque pétarade accompagnée de feux d’artifices. Mieux vaut ce soir rester à son hôtel car les touristes sont les cibles privilégiées des lanceurs de pétards…
Quelle chance de se retrouver dans un pays lors de telles fêtes surtout que c’est la 2eme plus importante du Népal après le Dasain.
samedi 10 novembre 2007
sankhu
Notre dernière journée de visite sera consacrée à l’authentique village newar de Sankhu (à 19 KM de Katmandou) ainsi qu’à son très beau temple de Vajra Yogini sur les hauteurs (encore des marches, toujours des marches…). Des sacrifices d’animaux y ont lieu. Ceux pour qui la vue du sang dérange, devront passer leur chemin ! Qu’on se rassure, avant de passer à la casserole ces pauvres bêtes aurons droit à une cérémonie avec un prêtre, leur garantissant ainsi une réincarnation en humain…c'est de bonne guerre...
derniers instants à Katmandou
Repartons vers Katmandou en bus local. Aujourd’hui c’est le 4eme jour du Deepavali, chacun prie pour lui même. Les maisons sont de plus en plus décorées, d’immenses fresques sont réalisées sur le sol avec des poudres multicolores, une grande frénésie règne pour l’achat de cadeaux, de nourriture… Les rues sont bondées, et ce qui n’arrange rien, d’immenses tas d’ordures que l’on est obligé de piétiner, jonchent les rues, les éboueurs faisant grève.
Nous ne serons hélas plus là demain pour le dernier jour de la fête où les sœurs prieront pour leurs frères, qui, pour l'occasion, seront parés de colliers d’œillets d’Inde. Quant aux sœurs, elles auront un cadeau en échange de cette prière. Les illuminations atteindront leur summum ce jour-là, la fête sera totale…mais hélas nous serons dans l’avion !


































































































